lettre à Jean Michel Baylet, président du P.R.G.
Villemandeur le 5 juin 2007
Cher Jean-Michel, cher ami,
Une courte lettre en réponse au courrier que tu as bien voulu nous adresser pour exprimer ta façon de voir l'évolution politique au décours de l'élection présidentielle.
Par deux fois ces dernières années, j'ai eu, et avec moi une majorité de la fédération du Loiret, des divergences.
La première sur le texte constitutionnel de l'Europe, la seconde sur une candidature autonome du PRG aux présidentielles.
Nonobstant, comme tu le soulignes, nous nous sommes rangés à la majorité et avons accompli notre travail sur le terrain.
Les radicaux sont d'abord des républicains, et de toute évidence respectueux de la démocratie. Aussi n'ai-je pas été étonné que tu acceptasses l'invitation du président de la république à te rencontrer.
Autant devant les socialistes locaux que devant la presse, j'ai d'emblée défendu ta vision des choses lorsque tu affirmais que ces élections ont fait bouger les frontières politiques. Qui pourrait dire le contraire ? Comment y voir pour autant un quelconque ralliement au Président de la République et à ses troupes ?
Je partage cette fois complètement ton analyse et pense comme toi qu'il est temps de reprendre le dialogue avec nos cousins au-delà du Rubicond.
Nous nous battons quotidiennement pour marquer nos différences et notre liberté vis à vis du PS. Cela nous a valu bien souvent des représailles (mises à l'écart lors des dernières régionales, mises en place de candidat face à nous aux dernières cantonales...) mais au terme toutefois cela nous vaut aussi un certain respect.
Sur le plan national, je me range ( et France Le Pennec avec moi) parfaitement dans ta ligne de pensée, et tu peux compter sur notre amitié pour la défendre.
Reçois mes amitiés radicales.
Bernard Fournier